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Je  n’aime pas amener de  sujet politique, et donc polémique, dans mon domaine virtuel, mais là, quand même, je ne peux rester indifférente à une situation qui doit en surprendre, et peut-être en inquiéter plus d’un.

Comme si nous n’en n’avions pas assez  avec  nos «primaires  à droite », depuis  plusieurs semaines la campagne présidentielle américaine s’est invitée, et installée chez nous.

Une campagne qui a souvent pris des allures de grand guignol, avec petites phrases assassines et grosses accusations, sur fond de jet privé et de grands show  avec projecteurs et musiques à tous les étages.

Mais comment l’Amérique, qui  après des années d’Apartheid, a eu le courage d’élire et réélire un président noir a-t-elle pu en arriver là ?

Comment un pays qui compte plus de 200 millions d’électeurs, un  chiffre bien trop élevé pour envisager d’élire un président au suffrage universel  peut –il se trouver face un tel choix ?

Deux candidats ! et quels candidats ! !

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 D’un côté une femme ! Et après un Président noir, une première présidente, pourquoi pas ?

Mais une femme poursuivie et rattrapée par des histoires, des « affaires » compliquées, pas nettes, sur lesquelles  elle ne s’est jamais clairement expliqué. Ou alors je n’ai rien compris, ce qui n’est pas impossible.

 De l’autre côté, un demi maboul à la figure orange de maquillage ou de faux bronzage et à la crinière improbable, vulgaire, maladroit et dont le seul talent réside en son immense fortune. Et comme dit en riant mon petit-fils « un président qui s’appelle Donald, çà peut pas le faire…. »

 Depuis des jours et des jours (et même des nuits avec le décalage horaire) les médias nous font cadeau de nouveaux sondages, nouvelles tendances, et résultats anticipés en tout genre.

 Et ce matin, plus violente encore que la pluie qui frappe mes carreaux, la douche froide : celui que les sondages disaient perdant est en passe de devenir le nouveau président des Etats Unis.

 Les Américains ont osé voter pour ce type, riche il est vrai, mais sans expérience politique de quelque nature que ce soit et à qui personnellement je n’accorderai pas un sou de confiance.

 Barack va bien être obligé de lui donner la clé de la Maison Blanche, mais s’il pouvait oublier de lui donner  « le bouton nucléaire » et autres attributs du genre, ce serait une bonne chose  car ce fou est bien capable de faire joujou avec, juste pour voir comment çà fait…

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 Il y avait déjà la menace terroriste, la guerre en Syrie,  le Brexit,  l’Europe qui vacille,   le débordement économique de la Chine, le président russe pas toujours très fiable, celui de la Turquie qui limoge et incarcère à tour de bras politiques et fonctionnaires….

Et maintenant les Etats Unis !

J'espère, comme le disait Galilée, -et parait-il d'autres avant lui- que la terre est ronde, ce qui ne l'empêchera pas de tourner.

Sinon on peut se demander de quel côté elle va tomber...

 Ce qui se passe là-bas est sans doute la conséquence d’un ras le bol général, ce qui arrive quand les gens ne savent plus vers qui se tourner, à qui faire confiance. On veut du changement, du changement à tout prix, quitte à faire un peu (et en l’occurrence beaucoup) n’importe quoi.

 Or ce ras le bol, cette perte de confiance dans nos institutions et nos dirigeants, ces doutes, on les entend partout autour de nous et il serait temps qu’on les entende à haut niveau.

 Car chez nous aussi « le grand guignol » a commencé. Et qui peut dire comment il va se terminer ???

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