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Comme le faisaient les voyages scolaires de notre enfance, la sortie du mois de juin marque la fin de la saison du club.

C'est par une journée caniculaire qu'a eu lieu mercredi notre sortie annuelle.

21 adhérentes sur 32 ont décidé d'y participer.

Au programme, la visite d'un élevage de chèvres angora, un repas en commun au resto et un petit arrêt, sur la route du retour au monument du maquis d'Ornano.

Les petites chèvres d'abord, à la ferme de Valeyres.

La ferme fait l'élevage de chèvres alpines, pour le lait, et de chèvres angora pour la laine.

En apparence dans un enclos, mais avec la  liberté de galoper sur tout  le coteau, une cinquantaine de chèvres angora, uniquement des mères et des chevreaux ; le bouc et les mâles castrés sont ailleurs.

On voit déjà nettement les boucles de la laine mais le plus surprenant ce sont les têtes de ces bêtes qui ressemblent bien plus à des brebis qu'à des chèvres.

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Les premières réactions à la vue des chèvres passées, le groupe écoute les explications de la fille de la ferme.

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On apprend ainsi que les chèvres sont tondues deux fois par an, au printemps et à l'automne pour être en pleine toison l'été et l'hiver.

Leur toison étant isotherme, elle les protège du froid l'hiver et de la chaleur l'été.

On apprend aussi que ces bêtes ne sont pas très fragiles et n'ont besoin d'aucun vaccin.

Heureusement car le vétérinaire n'est pas très proche et le papa a dû apprendre les bons gestes pour aider les mères à mettre bas.

Car si les chèvres angora ne font qu'un chevreau de 1.5 kg à peu près à la naissance, les alpines peuvent faire des portées de 3 ou 4, avec des bébés pesant jusqu'à 4 kg. Elles ont plus souvent besoin d'aide...

Après les réponses aux questions posées par les unes et les autres, visite du magasin où la chaleur ne nous empêche pas de fouiller dans les pelotes de laine ou les objets transformés.

A part le tri à la tonte qui permet de débarrasser la laine des herbes ou brindilles de paille ou de foin, toutes les étapes nécessaires à la transformation sont faites dans une sorte de coopérative. La laine de la ferme de Valeyres est traitée et transformée à Castres, dans le sud du Tarn....

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mais une (ou des ?) tricoteuse est employée par la ferme pour confectionner des pulls, des écharpes...

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Après la visite de la ferme, le "convoi" (6 voitures quand même) se dirige vers le village de Penne, que l'on voit de la route, blotti contre les ruines de son château.

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Avec les 36 ou 38° affichés, l'idée de la visite à pieds du village est très vite abandonnée, chacune préférant rester à l'ombre sur la petite place ou se réfugier à l'office du tourisme.

D'autant plus que nous sommes déjà devant le restaurant où nous avons choisi de déjeuner.

La terrasse....

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Le nom n'a bien sûr pas été choisi au hasard ; le restaurant possède en effet une grande et belle terrasse avec une vue imprenable sur le château, enfin sur ce qu'il en reste..

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et je ne peux m'empêcher d'admirer la maison voisine. Les vieilles pierres et moi....

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Pour le retour, il est prévu de prendre le chemin des écoliers.

Les voitures restées en plein soleil sont devenues de vrais sounas lorsque nous les regagnons pour aller voir "la guinguette" où certaines ont des souvenirs de vacances, de baignades, de musique...

La guinguette est fermée bien sûr en ce mercredi après-midi mais l'eau donne des envies de fraicheur.

Trois ou quatre d'abord....

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puis petit à petit, tout le monde a abandonné les chaussures sur les cailloux, certaines n'ayant même pas pris la peine de les enlever et c'est avec plaisir que nous nous sommes quasiment toutes retrouvées les pieds dans l'eau.

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Même les deux seuls hommes qui nous accompagnaient se sont laissés gagner par le plaisir et la bonne humeur du groupe.

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Quant aux quelques baigneurs installés là avant notre arrivée, ils ont eu l'air surpris de voir soudain débarquer une vingtaine de nanas et ont dû penser que c'était un club du 3ème âge en goguette....

On aurait bien profité un peu plus longtemps de cette fraincheur bienvenue.

Mais il faut reprendre les voitures pour une dernière étape : le monument du maquis d'Ornano, haut lieu de la Résistance en Tarn et Garonne.

Ici, entre causse et forêt s'était installé un groupe réfractaire au STO (service du travail obligatoire) qui avait pour mission de recevoir des armes et des hommes parachutés.

Dénoncé, le groupe a été attaqué par les Allemands.... C'était le 21 mars 1944.

Ici reposent 6 hommes (dont un jeune alsacien de 20 ans), morts pour avoir défendu leur patrie.

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Il ne faut pas oublier.... et visiblement on n'oublie pas puisque des gerbes ont été déposées là, comme chaque année, par des personnalités en présence d'amis et de descendants des victimes

Quand on a regagné les voitures, le thermomètre indiquait 48° !

Merci la clim ! et la distribution de boissons fraîches à l'arrivée était vraiment la bienvenue.

Ce n'était pas tout à fait encore la fin de l'année puisque le lendemain, donc hier jeudi, avait lieu le traditionnel repas de fin d'année. Cette année, les réjouissances se sont étalées sur deux jours consécutifs.

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