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Je viens de terminer la lecture d'un roman de Jean Anglade, un roman "du terroir" sans prétention mais bien agréable à lire, sans se prendre la tête

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La maîtresse, c'est Frédérique, "Frédo" comme l'appelait son père.

Frédérique, institutrice "professeur des écoles", vit à Paris.

Mais elle en a marre du stress de la vie parisienne, de l'indifférence qui l'entoure, de la crasse et de la promiscuité du métro, des brimades et des incivilités des élèves du quartier "chaud" où elle enseigne.

Sur le plan personnel, Frédo vit avec Claude. Ce prénom ambiguë lui permet de cacher un temps à sa mère son homosexualité dont la découverte la fera devenir la honte de la famille.

Lorsque Claude met fin à leur relation, Frédérique décide de changer de vie, de vivre selon ses envies, en Province.

Elle demandera à être affectée à Entaillat, un village auvergnat, près d'Issoire.

Dès son arrivée, elle trouve ce qu'elle espérait : des gens authentiques, des voisins chaleureux, des écoliers tranquilles, un jardin peuplé d'animaux....

Elle va même y rencontrer Vincent, un ouvrier métallurgiste qu'elle initiera à la lecture , à la musique, et qui lui apportera beaucoup en retour

Un clin d'oeil

Un passage du livre explique pourquoi et comment Frédérique a choisi l'auvergne.

Elle a fréquenté à Paris un lieu où se retrouve "les auvergnats de Paris".

Là elle a eu l'occasion de lire un journal qui traînait par là....

Ce journal, je suppose que c'est "Centre Presse" le journal auquel était abonné mes grands parents.

Chaque fois que j'ai eu l'occasion de le feuilleter, je m'amusais des mini faits divers qu'il contenait, des petites nouvelles qui donnaient de la vie à des villages où il ne se passait rien : des feux de cheminées ou de champs, des hospitalisations, des départs à la retraite...

Ainsi page 88 du roman, figure ce type de fait divers

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La plupart des lecteurs a dû sourire à cette page, sans y prêter plus d'attention.

Pas moi, car un nom et même deux, ont attiré mon attention.

Après Cabanès et Campouriez, il y est question de Centrès.

Centrès, c'est un minuscule village de l'Aveyron où est née ma grand-mère ainsi que ses nombreux frères et soeurs, et 6 générations de la famille avant elle.

Certains y sont restés, ma grand''mère y est revenue quelques années avant la retraite ; j'y ai passé beaucoup de vacances d'été et aujourd'hui beaucoup de pierres tombales portent les noms de mes ancêtres.

Et le Roger Sermet dont il est question......... c'est mon cousin.

La lecture peut réserver d'amusantes surprises./

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