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Pas très disponible ces jours-ci et peu présente alors que j'ai un tas d'articles et de photos en stock.

Aujourd'hui ce sera une partie de mes lectures de cet été : des romans, des livres légers sans prise de tête, faciles à lire et qui m'ont fait passer de belles heures au frais.

De Sylvie Anne, dont j'ai déjà lu plusieurs romans : La Couze

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Nous sommes en 1912, dans le village des Trois-Fontaines, à la frontière de la Corrèze et du Périgord.

A force de volonté et de ténacité, Marie a réussi a développer un vignoble dont la réputation commence à se répandre dans la région.

Si elle n'avait pas ses deux fils - Pierre, 20 ans et Joseph son cadet affligé d'un pied bot - qui l'aident à exploiter sa vigne, elle aurait sans doute abandonné ses terres à la convoitise d'un voisin, Barial,  le plus riche fermier du village.. Elle seule devine les raisons de son hostilité et de son acharnement à vouloir la déposséder.

Mais Marie n'entend pas céder à cet homme qu'elle connaît trop bien.

Un jour Barial ramène d'une foire une nouvelle servante, la blonde et sensuelle Olympe, dite la Couze, qu'il compte bien mettre dans son lit.

Mais sans qu'il s'en doute, cette arrivée va tout changer...

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De Sylvie Anne, encore...

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Herboriste, guérisseuse ou sorcière ? qui est Elena Florès ?

Trop belle, trop mystérieuse, trop "étrangère", celle que l'on surnomme "l'indienne" suscite passion, jalousie et suspicion dans le petit village limousin où elle est installée depuis quelques années.

Lucien Crozant, propriétaire d'un gros commerce de bois, lui voue une haine farouche depuis que son fils Jacques, qu'il avait formé pour lui succéder, a décidé de l'épouser .

Ce mariage  est le début d'une lente désillusion pour la belle Elena que la vie n'a pourtant déjà pas épargnée.

Mais Eléna est une battante  qui veut améliorer sa situation précaire.

Face à l'adversité, elle n'aura d'autres ressources que son courage, sa ténacité, sa science des plantes et l'amour de son enfant pour concrétiser l'ambitieux projet qui donnera un nouveau sens à son existence.

Seule..... ou presque.

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Enfin un roman récemment arrivé dans ma médiathèque, d'une auteure que je ne connaissais pas : Marie Kuhlmann

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La guerre perdue, les Alsaciens sont contraints de devenir allemands. A moins "d'opter" pour la France, et ce, sans espoir de retour.

Un matin de 1872, grâce à un stratagème et à l'aide de Sidonie, son amie de toujours, la jeune Louise quitte tout : sa famille, Soufflenheim son village natal, sa langue maternelle aussi.

Elle abandonne aussi l'idéé de revoir un jour Sidonie.

Louise trouve refuge dans la banlieue parisienne où des Alsaciens forment déjà une communauté solidaire plutôt bien acceptée à l'arsenal de Puteaux, fondé par un compatriote.

Commence alors une autre vie pour Louise, bien différente de celle qu'avait tracé pour elle son père.

L'exil va transformer la jeune fille sans expérience en une femme forte, accomplie, amoureuse, et épanouie dans son rôle d'institutrice auprès de petits déracinés.

Mais dans le coeur de Louise subsiste toujours le souvenir puissant de Sidonie.

Louise finira par percer un secret familial et comprendra alors pourquoi son lien avec Sidonie est si fort, même après la mort de celle-ci.

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En plus d'être tous des romans régionaux, ces trois romans ont un point commun : ce sont de très beaux portraits de femme, des femmes battantes qui font courageusement face aux situations difficiles.

Je les ai aimés tous les trois et serais bien incapable de dire lequel j'ai préféré,  mais j'ai aussi beaucoup appris avec "les chimères de l'exil".

Je savais comme tout le monde qu'en 1870, "on a perdu l'Alsace et la Lorraine" et que cette partie de notre pays est devenue allemande.

Mais je n'ai jamais pensé à ce qu'ont vécu les habitants concernés, je n'avais jamais imaginé la souffrance de ceux qui voulaient rester Français et n'avaient pas d'autre alternative que l'exil. C'est pour moi une découverte, une triste découverte.

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