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Encore un mouvement d'humeur, et encore après le téléphone.

Après mon "coup de gueule" sur les incessants appels publicitaires il y a quelques mois, aujourd'hui c'est un billet d'humeur sur les téléphones portables.

Vous allez penser que je suis anti-téléphone.

Ce n'est pas le cas, et je reconnais qu'il y a une trentaine d'années, quand je bossais à Toulouse, que j'étais coincée dans des trains en retard ou en panne.... que mon mari m'attendait sans info à la gare alors qu'il y avait les enfants à récupérer à l'école ou au collège, j'aurais été bien contente de pouvoir prévenir de mon retard....

Aujourd'hui, j'ai mon portable bien sûr, j'allais dire "comme tout le monde" et c'est presque çà et je suis bien consciente de son utilité.

Ce qui me gêne ce sont certains comportements avec ce qui ne devrait être qu'une facilité et qui est devenu pour beaucoup une véritable addiction.

Il y a ceux qui téléphonent ou répondent à leurs textos au volant et malgré les lourdes amendes et les points en moins sur le permis, on n'a pas besoin de rouler beaucoup pour en rencontrer.

Il y a cette gamine, qui, il y a quelques jours, a sursauté quand nous avons pilé à sa hauteur. Le nez plongé sur son téléphone, elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle était descendue du trottoir et traversait la rue, en plein centre ville.

A côté du danger que représentent ces utilisateurs inconscients, il y a tous les autres, tous ceux qui ne se rendent pas compte qu'ils gênent au quotidien.

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Il y a bien sûr ces téléphones qui sonnent n'importe où, n'importe quand, dans les réunions, dans les restos, dans les salles de spectacles, pendant un discours ou un concert.

Il y a ceux que vous croisez sur le trottoir, téléphone greffé à l'oreille ou penchés sur leur écran, qui ne voient rien, ni les poteaux, ni les chaises de bistro... et qui bien sûr ne vous voient pas non plus, vous obligeant bien souvent à dévier de votre chemin, voire même à descendre du trottoir.

Au supermarché, il y a celui qui squatte pendant dix minutes devant le rayon des pâtes, incapable de décider sans l'avis de sa femme s'il doit prendre des macaroni ou des coquillettes et vous empêche de ce fait d'approcher du rayon.

Et celle qui, à la caisse, pose machinalement ses courses sur le tapis, tout en racontant sa vie au téléphone. Elle ne s'arrête que quelques secondes, juste le temps de sortir sa carte bancaire, et paie tout aussi machinalement. Pas un regard, pas un bonjour, pas un sourire... ne lui demandez pas si la caissière était blonde ou brune, elle ne l'a pas vue.

Pendant 18 ans, j'ai pris quotidiennement le même train pour aller bosser. Bien sûr, à la longue, nous nous connaissions tous. On avait plaisir à se retrouver, on parlait, on riait, on tricotait.... parfois même on "saucissonnait", partageant pâté ou confitures pour fêter un anniversaire ou juste pour le plaisir...

Le mois dernier, pour une réunion à Toulouse, j'ai pris ce même train. Pas un mot, pas un sourire. De ma place, je voyais cinq personnes : une dormait...... les quatre autres étaient sur leur portable. Les temps ont bien changé...

Bientôt le livre n'existera plus ?

Rendez-vous à l'hôpital. Dans la salle d'attente, une dizaine de personnes attendent, certaines feuilletant de vieilles revues comme on en trouve dans ce type d'endroit, d'autres le nez rivé sur leur écran de portable. Habituée des salles d'attente, je suis plongée dans le bouquin qui ne me quitte pas.

Tout à coup, une femme téléphone, laissant le haut parleur. On profite  bien sûr des 5 ou 6 sonneries. çà ne répond pas. Elle recommence, toujours avec le haut-parleur.  Tut. Tut. Tut..."çà ne répond pas" dit-elle tout haut. On s'en est rendu compte, et on s'en fiche... elle recommence ainsi plusieurs fois, toujours avec le haut-parleur. Finalement, elle décide de laisser un message "je suis sortie, j'attends le taxi". Effectivement, l'info est importante et ç'aurait été dommage qu'on ne l'ait pas. Surtout que le chauffeur de taxi s'était déjà encadré dans la porte et l'attendait...

Après ma consultation, nous décidons de déjeuner au resto chinois.

Dans mon champ de vision, deux jeunes couples.

A la table de gauche, la jeune femme mange, le téléphone à portée de main, et ne passe pas une minute sans le saisir et jeter un regard dessus. Serait-elle médecin urgentiste ?

A la table de droite, c'est mieux. La jeune femme mange le téléphone à la main.

Elle pose le téléphone et se lève pour aller se servir. Elle fait quelques pas, et revient vers la table. Zut, elle a oublié son téléphone. Pas question de quitter la table sans lui, on ne sait jamais, dès fois qu'elle aurait un appel ou raterait une info sur facebook.

Elle est à peine partie que son copain sort lui aussi son portable. Et quand elle revient, ils sont chacun devant leur écran.

Ce ne sont plus des couples, mais des ménages à trois, voire à quatre : Mme, M. et le ou les portables.

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Et ils appellent çà de la communication ? mais c'est quoi cette communication ? être en permanence en contact avec des centaines d'amis virtuels, de gens qui photographient leurs moindres faits et gestes pour en faire profiter d'autres ? des gens qui regardent ce que mange la "copine" de je ne sais où sans voir ce qu'ils ont dans leur assiette ? des gens qui "parlent" au monde entier mais n'adressent pas la parole à celui qui déjeune en face d'eux ?

Je trouve çà triste. Triste et inquiétant quand on voit que cette addiction touche un public de plus en plus jeune.

Il y a quelques jours je vous racontais un baptême. Et bien un des petits baptisés, qui devait avoir deux ans, ne s'est calmé qu'après qu'on lui eût donné le téléphone de papa ou maman.

Et on parle d'une loi pour interdire le téléphone à l'école. On ne parle pas du lycée, ni même du collège, mais de l'école ! autant dire de gamins qui ont moins de dix ans.

Quand on dit à nos enfants, ou à nos petits enfants, que nous, quand on n'avait pas noté les devoirs, on ne téléphonait pas à un copain ou à une copine, mais qu'on prenait notre vélo pour aller les voir...... on passe un peu pour des dinosaures.

Et pourtant ! retrouver la copine, même si on avait passé la journée à l'école avec, l'embrasser, échanger quelques mots, c'était tout de même un peu plus d'humanité qu'un texto !

Tout comme il était un peu plus chaleureux et tellement plus agréable de recevoir des cartes d'anniversaire, des cartes de voeux, plutôt que ces textos impersonnels envoyés en une fois à l'ensemble de son carnet d'adresse.

Le téléphone portable, oui mais, à condition qu'il ne devienne pas insu"portable".

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